Natalie LamotteNatalie Lamotte A chaque instant, alors, on s'attend à les voir exploser, pour cracher sur la toile le bouillonnement qu'elles semblent contenir.
Natalie Lamotte

Catalogue édité à l'occasion de l'exposition "ROUGE" - Texte Damien Sausset

Catalogue édité à l'occasion de l'exposition "ROUGE" - Texte Damien Sausset

 
(..) ABSOLUTELY ALIVE Damien Sausset, 2007.
Natalie Lamotte uses her painting -- with power and reserve, grace and severity -- to express the necessity of using our eyes. She does this not by a new approach to representation to be added to all those that have already characterised the history of art, but rather with the desire to draw from the painting the means to reassess our world. Natalie Lamotte’s canvasses mobilise the eyes, call them, animate them and make them watchful. It is not a question therefore of building images that convoke reality, but rather to demonstrate that the reality of the image is itself the access to the reality. To do this, no representation, nor even the will to transcend by abstraction, can intervene. This would pull the painting back into the vision. Natalie Lamotte makes neither the image nor the symbol disappear, but gives them equivalents, mobilising these towards the eyes, and the eyes towards reality. Obviously, these canvasses set down forms.
They are, however, without attachment, and can be perceived as so many evocations of the world of the senses, so that it is possible to read them as flowers, fragments of a microscopic reality suddenly revealed, or as those oh-so intimate folds of the human body, the lips replete with vitality; unless they are in fact the violence of the exposed flesh? It is difficult to decide. But that isn’t important.

------------------------------------------------------------------------------------------
(...) Les toiles de Natalie Lamotte mobilisent le regard, l’appellent, l’animent et le mettent en vigilance.Il ne s’agit donc pas de construire des images qui convoquent le réel mais bien de montrer que la réalité de l’image est l’accès au réel même. Pour cela, toute figuration et même la volonté d’une transcendance par l’abstraction ne peuvent intervenir. Ce serait rabattre encore la peinture sur la vision. Natalie Lamotte ne fait disparaître ni l’image, ni le signe, mais en donne des équivalents et mobilise ces derniers vers le regard, et le regard vers le réel. Évidemment, ces toiles posent des formes. Elles sont pourtant sans attaches et peuvent être perçues comme autant d’évocations du monde sensible au point qu’il est possible de les lire comme des fleurs, des fragments d’une réalité microscopique soudain révélée, comme ces replis si intimes du corps humains, des lèvres repues de sève à moins qu’elles ne soient la violence de la chair mise à nu ? Difficile de trancher. Mais cela est sans importance. Le propos se situe bien ailleurs: dans ce refus du motif et cet abandon radical d’une logique picturale si fréquente de nos jours. (...) Damien Sausset (extrait du catalogue publié à l’occasion de l’exposition).

2009-T10,195x130cm,acrylic on canvas 2009-T14, 195x130cm, acrylic on canvas 2009-T09, 100x100cm, acrylic on canvas

Natalie Lamotte