Natalie LamotteNatalie Lamotte A chaque instant, alors, on s'attend à les voir exploser, pour cracher sur la toile le bouillonnement qu'elles semblent contenir.
Natalie Lamotte

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IT'S NOT BLOOD, IT'S RED !

 

2014 [Pdf] - Portfolio - Natalie Lamotte.pdf

 

Julie CRENN, Natalie Lamotte 2013
Natalie Lamotte - Beauté de l’espace ou otage De l’avenir tentaculaire Toute parole s’y confond Avec le silence des Eaux Edouard Glissant – Un Champ d’Iles (1952). Que voyons-nous ? Les formes rougeâtres prêtent à de multiples interprétations, les pistes sont volontairement brouillées. Avons-nous systématiquement besoin de reconnaître l’identité de ces formes informes ? Des bulles, des corps, des cellules, des méduses, des organes. La profusion de références nous empêche trop souvent de simplement expérimenter la forme, la couleur, le vide, le mouvement, la lumière. Pour saisir la pratique de Natalie Lamotte, il nous faut nous immerger dans la forme et nous laisser guider par son flux doux et généreux. L’artiste conçoit sa peinture comme un souffle intemporel et infini qui nous invite à un lâcher prise et à véritablement entrer dans la peinture. Si l’on prend le temps de s’arrêter, de regarder et de se plonger dans son univers, les taches rouges et rosées nous saisissent, nous troublent, nous apaisent. La peinture engage ainsi des impressions, des sentiments, des souvenirs, des réminiscences. Parce que nos repères sont bouleversés, les œuvres réclament une attention particulière. Elles nous retiennent et nous encouragent à nous perdre et à retrouver une habitude aujourd’hui perdue : prendre le temps. L’artiste aspire à un moment de contemplation pure et de respiration. Dans un mouvement de lenteur et de quasi-apesanteur, les corps fluides glissent de toiles en toiles, de formats en formats. C’est d’ailleurs dans cette dynamique de fluctuation de la forme que chaque jour les toiles sont renouvelées. Des variations que nous observons également au creux des œuvres réalisées à partir de peinture photochromique : la peinture fonce ou s’éclaircie en captant l’amplitude lumineuse. L’exposition n’est jamais exactement la même, elle nous invite à revenir et à suivre du regard une inépuisable progression. Les peintures, présentées par séries, sont construites sur un équilibre alliant une répétition de la forme et une rythmique modulable. Elles traduisent une réflexion sur les substances vitales et par extension sur les fondements de nos existences. Au creux d’une mécanique des fluides à la fois poétique, méditative, spirituelle et physique, Natalie Lamotte génère un monde flottant en totale rupture avec la dynamique visuelle actuelle : brutale, agressive, jetable. Elle produit un mouvement contraire qui nous ramène vers des rapports primitifs et jouissifs à la forme et au temps. Julie Crenn

Catherine RIGOLLET, Natalie Lamotte. Le rouge par excellence, 2013
Natalie Lamotte. Le rouge par excellence Bulles, bulbe, cellules, méduses, pétales, flaque, sexe ? Difficile d’interpréter les taches rouges, très fluides, parfois coulantes, parfois au bord de la transparence, aux formes ambigües et volontairement silencieuses que peint inlassablement Natalie Lamotte sur de grandes toiles d’un blanc immaculé. Quoi qu’il en soit, le regard est aspiré par cette peinture organique et très sensuelle, parfois érotique. Il s’y plonge avec mille sensations, sans autres repères que ceux qui surgissent un à un de notre mémoire ou de notre inconscient. À chacun sa quête de sens, son interrogation des apparences. La pluralité des lectures est aussi infinie que la créativité de l’artiste qui chaque jour, dans ce qui ressemble à une expérimentation sans fin, une recherche spirituelle, trace d’un geste ample de nouvelles formes, si proches et pourtant si fluctuantes, avec toujours cette même couleur, ce rouge longtemps considéré comme la couleur de l’excellence, celle des origines, du feu et de la vie, qui peut symboliser tant de choses : la révolution, le pouvoir, le sacré, la passion, les plaisirs, l’enfer et la beauté…Un pigment rouge surgit en 2004 et qui ne la quitte plus. Il ne s’agit pas d’un motif, pas davantage d’abstraction, simplement d’immenses traces de vie qui s’épanouissent et palpitent sur les toiles. Catherine Rigollet http://www.lagoradesarts.fr/Natalie-Lamotte-Galerie-Nathalie-Clouard-a-Rennes.html Visuel page expo : Natalie Lamotte, 2012-T05. 60x60 cm, acrylique sur toile, 2012

Jean-Paul GAVARD-PERRET, Natalie lamotte, le rouge pour tout dire, 2013

Julie CRENN, A l'ntérieur, Natalie Lamotte (Les éditions derrière la salle de bains) 2012

Damien SAUSSET, texte du catalogue "Natalie Lamotte", 2007 [PDF]

Damien SAUSSET extract of the text of presentation, 2007 (English)

Jean-Louis POITEVIN, "Nuées de Chair", lacritique.org, 2007 [PDF]

Jean-Louis POITEVIN, "Une ogresse en peinture", 2005, [PDF]

朦胧美的抽象艺术

Françoise MONNIN, "Rouges baisers", 2008 [PDF]

Aurelia ROUVIER, "Masse", Jeunes Createurs, 2001 (french / english) , [PDF]

Fondation Ricard, "arrachement n.m.", communique de presse, 2000, [PDF]

2009-T14, 195x130cm, acrylic on canvas 2009-T09, 100x100cm, acrylic on canvas 2009-T10,195x130cm,acrylic on canvas

Natalie Lamotte